Depuis plus de 4000 ans

Il y a environ 5 000 ans, les premiers " paysans" s'installent sur les causses et les garrigues. Les abris naturels des rochers parfois aménagés, les nombreuses grottes à mobilier, leurs sépultures sous dolmens jalonnent encore le paysage. Bergers, ils tirent l'essentiel de leurs ressources de leurs troupeaux de moutons et de chèvres. Ils commencent à défricher l'immense forêt couvrant alors cette région, bâtissent des enclos en pierre sèche, des maisons et érigent des menhirs dont la signification demeure énigmatique. Les "drailles", chemins empruntés par les troupeaux transhumant des garrigues vers les causses, datent probablement de ces temps reculés.
Capter et stocker l'eau de pluie, protéger ses bêtes des intempéries, débroussailler (le buis sert de litière aux animaux), délimiter les pâturages et mettre en culture les meilleures terres ont conduit les paysans d'alors à transformer causses et garrigues, de façon lente et progressive.

Le Musée de Lodève est un des seuls musées régionaux entièrement consacré à la fin de la Préhistoire et tout particulièrement au Néolithique (entre 4500 et 2500 ans av. J.-C.), période méconnue du grand public. Ce musée propose dans son parcours permanent "Raconte-moi la Préhistoire" de découvrir cette époque.

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Le Musée de Lodève

La présence de l'homme depuis le néolithique explique la présence des dolmens au Pas de Larquet, au hameau de Latude, à l'Espérelle et au ruisseau des Mourgues.
Tout comme celle de menhirs au col de Médigout et des tumulus de la Boissonnade.
On peut consulter à ce sujet l'excellent ouvrage "Les Mégalithes du Lodévois - Tome IV - Le Larzac Méridional" de Gaston-Bernard ARNAL, Pierre-Marie BERTRAND et Gérard MAREAU du Groupe Achéologique Lodévois
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L'époque romaine
On évoque une bataille légendaire, livrée par les autochtones contre l'envahisseur romain, évènement dont aucun vestige n'a été retrouvé, pour expliquer le toponyme Alajou. Les Romains vainqueurs auraient érigé un autel à Jupiter, Ara Jovis, dont avec le temps l'appellation serait devenue Alajou. Ce toponyme désigne une partie du plateau, autour du Caylar, et en particulier la commune de Saint-Michel-d'Alajou. Si cette explication a été communément admise par les érudits de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, tel que G. Combarnous, la toponymie moderne (Hamlin) n'a pas retenu cette origine qui, aujourd'hui, est encore à définir. Néanmoins si de grands évènements ne marquèrent pas la romanisation de cette partie du plateau de nombreuses trouvailles, liées autant au hasard qu'à la prospection systématique, accréditent l'occupation antique de cette zone (céramique, vestiges de constructions, probables villae).